La famille et le travail acharné : Brenda Sheffar transmet les valeurs qu’elle a elle même reçues
Comme mère de deux jeunes garçons, Brenda Sheffar veut une vie stable et heureuse pour sa famille sur sa ferme de production d’œufs. Productrice de troisième génération, elle est fière de transmettre les valeurs d’un travail acharné et de montrer à ses garçons de 8 et 12 ans qu’il « faut travailler pour avoir ce que l’on veut ». C’est la façon qu’elle a été élevée par ses parents, Gordon et Valerie Galey, et maintenant, à l’âge de 40 ans, elle peut transmettre ses propres valeurs à une quatrième génération de producteurs d’œufs.
« Mon plus jeune dit qu’il sera producteur, comme sa mère. Voilà qui n’est pas mal n’est-ce pas? J’étais bien fière lorsqu’il a dit cela », de dire Sheffar postée derrière un bureau modeste à sa ferme d’œufs sur l’Île de Vancouver. Elle aime bien vivre à la ferme même si son mari, Steve, doit voyager souvent pour se rendre au travail.
Élevée avec trois sœurs, Sheffar a suivi une formation de coiffeuse. Mais il était clair depuis le début qu’elle était une fille de campagne et qu’elle suivrait probablement dans les pas de ses parents. Toutefois, si de l’aide supplémentaire est nécessaire, il y a suffisamment de bénévoles dans la famille pour faire le travail requis. S’il y a tempête de neige et qu’un employé ne peut se rendre au travail par exemple ou s’il arrive simplement que Sheffar ne se sent pas bien, un coup de téléphone suffit pour remédier à la situation.
Sheffar et son père exploitent une ferme de 5 000 poules sur parquet et un poste de classement enregistré sur la même propriété. « C’est vraiment lui le patron. C’est encore sa ferme », dit-elle, ajoutant que son père sera probablement toujours actif comme producteur d’œufs et que sa mère voudra probablement toujours aider dans le magasin situé sur la ferme. Mais maintenant que Sheffar est entièrement plongée dans le commerce, son père peut prendre des vacances d’un mois ou deux.
Il y a environ six ans, la famille Galey-Sheffar a adopté la production sur parquet, passant de 20 000 à 5 000 poules. Ils ont constaté un changement dans les tendances à l’achat des consommateurs de l’Île de Vancouver et même dans les préférences des points de vente. Sheffar a donc concentré ses efforts sur les ventes à la ferme et dans les marchés et foires agricoles.
« La demande est là », dit-elle pour les œufs à coquille brune produits sur parquet. Les occasions de croissance ne manquent pas ajoute-t-elle en disant qu’ils prévoient ajouter un nouveau bâtiment pour élever plus de poules et produire plus d’œufs.
Plusieurs personnes qui viennent à la ferme pour acheter des œufs veulent aller à l’intérieur des poulaillers, dit-elle, ajoutant qu’ils sont curieux de voir à quoi ressemble un poulailler. Elle doit leur expliquer l’importance de la biosécurité pour la protection de la santé du troupeau. Jadis, la ferme offrait des visites aux gens, mais ils ne peuvent tout simplement plus prendre de risques.
Les façades latérales du poulailler étant dotées de fenêtres en Plexiglas, les poules bénéficient d’une lumière naturelle et supplémentaire. Comme résultat de l’emplacement du poulailler, les fenêtres peuvent être réglées pour permettre l’entrée d’air frais dans le poulailler durant les chaudes journées d’été alors que par temps froid, il est nécessaire de chauffer à cause du mode d’élevage sur parquet.
Avec un nouveau troupeau, de nombreux œufs se trouvent sur le plancher et doivent être cueillis manuellement, souligne Sheffar. Mais les poules trouvent rapidement les nids et apprennent que c’est là où elles doivent pondre leurs œufs. Il faut prendre soin de surveiller les poules plus timides. Sheffar les retire du troupeau en libre parquet et les soigne séparément dans des cages qu’elle conserve à proximité.
En dépit de la tendance qui favorise les œufs produits sur parquet, Sheffar a toute de même quelques pondeuses d’œufs classiques à coquille blanche. Certains préfèrent le goût des œufs à coquille blanche produits par des poules logées dans des cages conventionnelles, dit-elle, ajoutant qu’il est important de donner au consommateur ce qu’il veut. Je connais une personne bien spéciale au goût très particulier. « En effet, ma mère refuse de manger des œufs produits sur parquet » souligne Sheffar.
Bien que le travail à la ferme permette à Sheffar d’aller et de venir librement durant la journée, les heures de travail sont longues. Après une pleine journée dans le poulailler, le poste de classement et le magasin, Sheffar ferme le poulailler à clé autour de 19 h 00 ou 20 h00 tous les soirs. Elle procède souvent à une vérification aussi tard que 23 h 00 parce qu’il est plus facile pour elle de s’endormir lorsqu’elle sait que les poules sont en sécurité pour la nuit.
![[Logo Lesoeufs.ca]](/images/site/fr/logo.png)